Nouvelle Architectonique

De BIMBY PRO 3.0
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L'histoire de l'humanité et du monde depuis 125 ans est marquée par le développement de la compréhension architectonique. Nous allons d'abord dresser la toile de fond qui est au niveau de l'humanité, puis aborder ce que cela représente en fait de gouvernance politique pour nous, humains, et enfin plus prosaïquement ce que cela nous apporte entre nous en termes d'intergouvernance de meilleurs "vivre chez soi" et "vivre en commun".

A partir de là l'on pourra réfléchir sur ce que cela implique de manière concrête.



La toile de fond

L'ONU a tenu un Sommet Mondial sur la Société de l'Information en deux phases (Genève et Tunis) qui a conduit à une consensus mondial (Agenda de Tunis) quant à ce que "les peuples de la Terre" la comprenaient et voulaient qu'elle soit.

Il ne s'agit pas ici de politique, mais d'un partage d'expérience face à un changement de paradigme (ce que nous évaluons tous être en train de changer et comment nous pensons tous qu'il faut y répondre).

La réponse commune a été que celle-ci :

  • devait être "people centered, à caractère humain, centrada en la persona". Donc que tout ce qui ne le serait pas ne marchera pas.
  • devait procéder par "concertation" multiparties prenantes entre
  • le collectif (Etats, Régions, Départements, Mairies, etc.)
  • le civil (la société, les gens, leurs associations, leur culture, leur environnement, etc.),
  • le privé (entreprises, production, services, commerce, etc.)
  • et l'international (interinstitutionnel, juridique, normatif, grands besoins et grandes causes).


La compréhension fondamentale

Ceci a publiquement commencé en 1889 par la reconnaissance publique de l'irresolubilité du problème dit des "n-corps" présentée par Henri Poincaré. Il s'agissait alors de tenter d'"achever" la connaissance scientifique par la démonstration de l'universalité des lois de Newton : la stabilité et la prédictibilité des orbites des planètes, et plus généralement de tout ensemble de masses en mouvement.

Poincaré a montré que la Terre et le Soleil étaient prédictibles et stables, mais qu'ils ne l'étaient plus si l'on considérait la Lune. Les mathématiques, mêmes informatiques, ne savent pas calculer, sauf série infinie, pour "n > 2". C'est le "chaos" dont Poincaré a ensuite introduit la théorie. Ceci a une implication que nous connaissons bien : les choses sont complexes, c'est-à-dire qu'elles sont toutes [interlience|interliées].

La réponse pratique à cette perception plus profonde des choses, a été apportée en deux temps :

  • dans le principe : pour nous qui sommes des êtres raisonnables, c'est-à-dire de pensée logique, qui dialoguons et ne voulons pas de demi-réponse (ce que l'on décrit comme "de tiers et de milieu exclu") nous avons besoin d'un interlocuteur unique qui, au moins dans son domaine, assume pour nous la complexité du reste du monde et nous permet une approche dialectique séquentielle (pas à pas).
La réponse a été publiée quatre ans plus tard par le Pape Leon XIII : c'est le principe de subsidiarité/suppléance - sur lequel est, par exemple, construit le projet européen.
La loi n°2007-308 du 5 mars 2007, portant réforme des mesures de protection juridique des majeurs, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, est venue rappeler que les mesures de protection (sauvegarde de justice, curatelle ou tutelle) devaient être en adéquation avec trois grands principes : les principes de nécessité, de subsidiarité et de proportionnalité.
  • dans sa mécanique scientifique : la difficulté de résolution de suites mathématiques quasi (si on se satisfaisait d'une réponse quelque peu approchée) infinies est le temps que cela prendrait en utilisant le seul cerveau humain qui travaillerait sur des infinités de nombres, de fonctions et d'équations.
Ceci a trouvé une première réponse avec l'informatique, c'est à dire de déléguer le calcul à une "cérebrique" artificielle bien plus rapide que la cérebrique humaine (machine de Turing) et une seconde que nous vivons au quotidien, en sachant en conjuguer la puissance de leurs agoras (agorique) par leur mise en réseau.
Nous espérons maintenant nous mettre au niveau de rapidité du processus universel lui-même, par des réseaux de processeurs quantiques. Ils ne seront que des abréviations du système quantique universel dont nous procédons, avec le risque d'y diluer l'humain. C'est ce que l'on appelle la "gouvernance algorithmique" où la "prenance" sur nous des experts, devient celle des machines (ce que nous connaissons déjà très bien au niveau des mécanismes juridiques et administratifs).


La compréhension politique

La compréhension de l'architectonique revient à Aristote. Discipline des prémisses fondamentales, il la comprenait comme la "science" de la politique, dont l'"art" est la conduite des hommes Libres. Car il est nécessaire de comprendre par et vers où l'on les conduit. De son temps les liens qui asservissaient étaient ceux de l'esclavage, aujourd'hui nous avons interconnecté les hommes Libre par des interliens qui permettent aussi bien l'augmentation mutuelle de leurs capacités mises en synergie, comme leur asservissement face à qui sait manipuler ces liens (social engineering) et plus simplement les engage à l'apathie devant la complication d'une complexité mal facilitée.


La conséquence cyberurbaine

La cybernité est en fait la pratique de l'autonomie des choses et des gens. "Cyber" vient du grec "Gubernetes", le pilote. Est cybernétique ce qui se comporte selon son propre mouvement en réponse aux influences externes. Un ordinateur est cybernétique parce que si l'on tape sur une touche "e", quoiqu'il arrive, il va réagir à l'identique. Monolectiquement, sans demander l'avis d'autrui. Cela va jusqu'à l'autorégulation : il prend les ordres de lui-même (s'il va trop vite, il ralentit).

Le cyberurbanisme est donc une conception de l'environnement humain conçu pour

  • que chacun soit le plus Libre et autonome possible.
  • Autonome veut dire que son référent est la cohérence entre soi et son environnement, de tout ordre.
  • Libre veut dire que ce faisant, il n'attente pas à la Liberté et aux valeurs d'autrui et que donc il n'y aura pas de conflit s'opposant à lui.
  • grâce à une conception intelligente et le recours à des moyens, solutions et services intelligents en bonne interligence.


La Nouvelle Architectonique


Pour le Bimby 3.0, l'architectonique intervient à deux niveaux : celui de l'architecture de la réalité universelle, mais aussi au sens propre d'architecture des architectures urbaines.


Liens de réflexion