Urbanisation périvillagée

De BIMBY PRO 3.0
Aller à : navigation, rechercher


Notre siècle est marqué, en raison du progrès des transports et des nouvelles technologies, par l'émergence de la notion d'interligence, et ses nombreux apports nouveaux.

Corbubain.jpg

Au fond la notion d'interligence est celle du maillage naturel des gens et des choses. Nous y sommes attachés en tant qu'"annimal social", mais nous sommes limités par la fatigue et le temps de la distance avec les 12 intimes, les 128 familiers, les milliers d'autruis que rassemblent nos nuages relationnels.

Notre quotidien serait tout autre si l'urbanisme s'arrangeait pour nouts les rendres immédiats.

Et c'est ce qu'il est en train de faire ....

Pour la ville, l'interligence, maillage intelligent, a d'abord été identifié comme son infrastructure de transports urbains (transports en commun, métro, RER, voitures, grands axes, périphériques) permettant sa ventillation par grands pôles spécialisés de vie, de travail, de loisirs : c'est la charte d'Athènes (Le Corbusier).

Par contre-coup le nouvel urbanisme a cherché à retrouver une ville humaine plutôt qu'une ville fonctionnelle.

Et c'est ce que, peu à peu, la banalisation des nouvelles technologies s'intégre au nouvel urbanisme. La ville ne songe plus à aler polluer la campagne, mais la campagne commence à pouvoir s'aventurer en ville. Par lots, dans le vrac de l'aménagement perivillagé, de 2000m2 TTC ("ton travail compris").

Perivillage.jpg

L'évolution du BIMBY est d'intégrer la ville à sa périphérerie comme le coeur du maillage, de l'interligence harmonieuse, de ses villages [1] :

  • le BIMBY 1.0 vise à densifier les pôles de vie périurbains. Accroissant les traffics (voitures, voyageurs, perte de temps des loisirs au "metro, boulot, dodo").
  • le BIMBY 2.0 s'attache certes à ce que cette densification préserve, voire améliore, la qualité de vie et de l'environnement des personnes mais n'atténue pas l'accroissement de la fatigue des gens et la polution.
  • le BIMBY 3.0 intégre la proximité immédiate de chacun les trois lieux de vie, de travail et de loisir, ramenant l'infrastructure à la rue intelligente. Elle considère la ville comme le point de rencontre commun de grouvernance, de vie, de travail et de loisir pour :
  • les périurbains qui y viennent quelques heures (sièges sociaux, tiers-lieux)
  • les visiteurs qui y viennent quelques jours (hôtels)
  • les célibataires qui y vivent quelques années (studios) avant de s'établir (pavillons) et entreprendre (BIMBY 3.0) en périphérie.

Activer la vie, procède donc d'un double effet :

  • urbain de concentration par la polarisation fonctionnelle sectorisée (quartiers de "...").
  • périurbain de densification par la diversification et la mixité dans le vie humaine de proximité [2].





  1. On retrouve-là la démarche de Mansart et de Louis XIV à Versailles où les différents villages sont toujours bien vivants.
  2. La positivité mentale d'une ville : http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-pourrions-mieux-gerer-maladies-mentales-en-redessinant-nos-villes-jacques-levy-2921298.html.